La multinationale IT annonce une vague d'embauches sans précédent pour 2026-2027.
DXC Technology Maroc sort l'artillerie lourde. La filiale marocaine de la multinationale informatique américaine vient d'annoncer sur les boards emploi son "plus gros cycle de recrutement jamais organisé au royaume". L'objectif : doubler les effectifs d'ici fin 2027.
Cette offensive intervient dans un contexte de repositionnement stratégique du Maroc comme hub technologique régional. DXC, qui emploie actuellement 2 800 personnes à Casablanca et Rabat, projette de franchir la barre des 5 000 salariés. "Nous investissons massivement dans l'intelligence artificielle et le cloud computing. Le Maroc devient notre centre névralgique pour l'Afrique et le Moyen-Orient", explique un porte-parole de l'entreprise.
Les profils recherchés couvrent l'ensemble du spectre IT : développeurs Java et Python, architectes cloud, data scientists, experts cybersécurité, chefs de projet Agile. Les salaires proposés oscillent entre 12 000 MAD pour un développeur junior et 35 000 MAD pour un architecte senior. Des montants qui placent DXC dans le peloton de tête des employeurs tech au Maroc, juste derrière les GAFAM.
Cette annonce tombe à point nommé pour les jeunes diplômés en informatique, confrontés ailleurs à des offres d'entrée parfois décevantes. "Enfin une bouffée d'oxygène", commente un utilisateur sur un forum spécialisé. "Mes potes galeraient pour décrocher du 8 000-9 000 en sortie d'école. Là, DXC propose directement 12 000 avec des perspectives."
Le timing n'est pas innocent. Cette montée en puissance coïncide avec l'arrivée de nouveaux câbles sous-marins qui renforcent la connectivité du Maroc, et avec les investissements gouvernementaux dans la transformation numérique. DXC surfe sur cette vague en positionnant le royaume comme son laboratoire d'innovation pour les marchés émergents.
Pour les candidats, c'est l'occasion de rejoindre des projets d'envergure internationale sans quitter le Maroc. DXC travaille notamment sur des solutions d'IA pour des banques européennes, des plateformes e-commerce pour l'Afrique de l'Ouest, des systèmes de gestion smart city pour les pays du Golfe. "C'est ça qui nous différencie des startups locales : l'exposition immédiate aux standards internationaux", souligne un manager de l'entreprise.
Données collectées sur X/Twitter, threads Reddit, forums locaux, APIs d'actualités (Serper, Exa, Tavily), flux RSS et statistiques gouvernementales pour le Maroc. Recoupement des sources le dimanche 22 mars 2026.